Fête de la musique 2009 à Paris

Pas grand chose à raconter, juste quelques photos à partager …

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Whatever Works

J’ai pu assister hier, un peu par hasard, à l’avant-première de Whatever Works, le nouveau film de Woody Allen. Un peu par hasard, puisque j’allais au ciné pour voir un autre film, quand ils ont annoncé qu’il restait des places pour l’avant-première.

Il s’agissait de la première projection mondiale de ce film devant un public ayant payé. Étaient présents, l’actrice principale du film, Evan Rachel Wood, et bien sûr Woody Allen.

Evan Rachel Wood ne nous a pas raconté grand chose, à part qu’elle avait apprécié travailler avec Mr. Allen. Ce dernier, nous a fait l’honneur de nous parler en français. Ca fait plaisir de voir qu’il est apprécié à sa juste valeur puisqu’il a été accueilli par des tonnerres d’applaudissement par le public qui s’était levé.  Il ne nous a pas parlé très longtemps et a conclu en disant qu’il avait faim et devait donc aller manger !

Woody Allen est vraiment un de mes réalisateurs favoris. Mais je dois dire que j’ai trouvé ses derniers films un peu en dessous de ce que je connais du reste de sa filmographie. La principale déception sur ses précédents films  était l’absence du type de personnage qu’il a souvent interprété lui même. Ceux qui ont vu ses anciens films comprendront … J’étais donc assez impatient de voir le nouveau fruit de ce très prolifique réalisateur (à quelques exceptions près, un film par an depuis qu’il fait du cinéma).

Le film commence et on découvre le personnage interprété par Larry David. Acteur à peu près inconnu. Et, à mon grand plaisir, on se rend compte qu’il est là, LE personnage de Woody Allen. Ce personnage, Boris Yellnikoff, est un ex-scientifique en physique quantique. Son personnage a un regard très négatif sur la société, il sort d’une tentative de suicide et n’apprécie pas le contact avec le monde extérieur qu’il ne considère pour guère plus qu’une bande d’ignorants.

Arrive Melody Saint Ann Celestine (Evan Rachel Wood) qui arrive du Mississippi. Elle fuit sa famille qui est une famille chrétienne très traditionaliste.  Elle est la parfaite idiote de campagne qui débarque à New-York.

Tout ça peut paraitre assez « cliché », mais il ne faut pas oublier que ça reste Woody Allen derrière les manettes. Il arrive à sublimer les personnages, livrer une critique très sombre de notre société, et surtout faire rire. Le comique est plus dans les dialogues toujours très percutant que du comique de situation.

Enfin, voilà. Je ne décrirai pas plus le film parce que ce n’est pas nécessaire. J’ai passé un très bon moment. Ce film fait parti des meilleurs films de Woody Allen que j’ai pu voir. Sachant que Woody Allen est parmi mes favoris, ça situe donc ce film très haut dans l’excellence, de mon point de vue.

Sortie en salle le 1er Juillet !

Antichrist

Antichrist

Je suis de retour de l’avant première d’Antichrist, le dernier film de Lars Von Trier. L’avant-première avait lieu à l’UGC des Halles en présence de la responsable de la maison de distribution, de la productrice et de Charlotte Gainsbourg (Palme de la meilleure actrice pour ce film).

Le prologue du film est magnifique. Images en NB, au ralenti, aucun dialogue, aucun bruitage, juste Lascia Ch’io Pianga de Händel. Vraiment très beau.

Puis le cœur du film démarre. Divisé en plusieurs chapitres. En couleur cette fois. Encore une fois très bien réalisé, avec une très belle image. Les plans sont souvent avec des caméras à l’épaule, très proches des acteurs, assez tremblante.

L’histoire est celle d’un couple faisant leur travail de deuil de leur enfant. On est tout de suite plongé au cœur de leurs tourments.

Il y a un parti pris assez fort qui fait que l’on a pas eu le temps de s’attacher aux personnages avant de suivre ce couple, dans ce drame. Ils n’ont même pas de nom. Ce regard est donc distant mais, à la fois, leurs sentiments sont là, palpables.

Arrive un point dans le film où l’on ne sait plus vraiment qu’est ce qui fait parti de leurs rêve, qu’est-ce qui fait parti de la « réalité ». Les lignes se croisent. Le spectateur perd ses repères au fur et à mesure.

Et puis le dernier chapitre du film arrive. Déchainement de violence insoutenable mais qui paraissait inéluctable dans l’évolution des sentiments des personnages. Violence loin d’être gratuite. Mais violence qui provoque un sentiment d’horreur assez primaire, une répulsion au plus profond de soi même.

Je n’avais jamais été aussi mal à l’aise devant un film. En y réfléchissant, je pense que la seule fois où j’ai ressenti ce genre de sentiment, c’est quand j’ai « visité » (le mot est inapproprié mais je n’en trouve pas d’autre) Auschwitz.

Arrivé à la fin du film, on a le sentiment que notre compréhension ne fait qu’effleurer la surface de ce chef d’œuvre. L’aspect symbolique est je pense très fort. Et plusieurs niveaux de lecture sont je pense possibles.

Est-ce que j’ai regretté d’être allé voir ce film ? Non, vraiment pas. J’ai employé le mot de chef d’œuvre plus haut et je le pense vraiment. Maintenant je ne pense pas que je serai capable de le voir une deuxième fois.