Midnight in Paris

Midnight in ParisWoody Allen, c’est comme le vin, il y en a un nouveau tous les ans mais la qualité peut grandement varier d’une année à l’autre. Alors que donne la cuvée 2011 ? Assurément un grand cru !

Quoi qu’en disent certains, Midnight in Paris donne une vision truffé de clichés de cette ville. Mais au moins, Woody Allen aura fait l’effort de concentrer tous ces derniers dans la première séquence pré-générique. Cela à l’avantage de fixer dès le début quelle est sa vision de Paris et de pouvoir passer à la suite.

Ce film n’est donc pas un film sur Paris, même s’il témoigne d’un certain attachement du réalisateur pour cette ville, mais sur la création artistique, aujourd’hui et dans les années 20. A travers un procédé scénaristique qui n’est pas sans rappeler celui de The Purple Rose of Cairo poussé jusqu’au ridicule, Woody Allen nous donne effectivement de vivre au milieu du milieu artistique des années 20. Loin de se vouloir réaliste, cette évocation d’Ernest Hemingway, de Pablo Picasso, de Gertrude Stein, des Fitzgerald, … n’en reste pas moins intéressante.

Une des surprises de ce film a été pour moi la prestation d’Owen Wilson. Peu habitué à des rôles de ce type, il remplit pourtant parfaitement son rôle d’écrivain névrosé et hypocondriaque. Comme d’habitude, Woody Allen arrive à insuffler son caractère au personnage principal et transparait à travers Owen Wilson.

Ce film est donc pour moi une franche réussite. Vraiment drôle, il rassure sur la capacité de Woody Allen a faire des bons films après un You Will Meet a Tall Dark Stranger assez insipide.

Salon de la Photo 2010

Cet après-midi, j’ai été faire un petit tour au Salon de la Photo qui se tenait Porte de Versailles, avec un de mes colocataires. Globalement pas de grandes différences par rapport à l’année dernière : beaucoup de mondes dont beaucoup de débutants à la recherche de conseils pour leur prochain achat.

Test 16-35

 

J’y suis allé avec mon 50mm et mon 7D. Après un test rapide du 16-35 f/2.8 L II que je projette d’acheter et du PowerShot S95 que mon père regarde pour avoir un appareil ultra-transportable, nous avons fait le tour des différentes animations.

 

Stand Sandisk

 

Les animations sont assez variables. D’un côté on a des prestations qui ont pour but de donner de la matière à photographier. C’est le cas des photos de la femme au serpent que j’ai prises sur le stand de Sandisk. Mais c’était aussi le cas sur d’autres stands où l’éclairage était tellement désastreux ou les écrans tellement omniprésents que je n’aime pas vu l’intérêt de prendre la moindre photo.

Stand Sony

 

D’un autre côté, se trouvent des stands pédagogiques, qui mêlent explications détaillées et setup généralement plus soigné. C’était le cas notamment sur le stand Sony, où j’ai pris la série des modèles sur une moto. Le photographe Peter Allan expliquait à la fois comment donner du sens à ses compositions et quel réglage adopter pour certains rendus.

 

Les photos dispos dans cette article sont en pleine résolution. Un nombre plus important de photos sont dispos sur Flickr mais dans une résolution « web ».

Nouvel an chinois

Un petit billet pour parler de photos que j’ai faites lors du défilé du nouvel an chinois à Paris le 14 février.

Les photos sont visibles sur flickr.

Pas grand chose à ajouter. Je suis encore en phase d’appropriation de mon Canon 7D. Toutes les photos ont été prises au 50mm.

Les conditions (énormément de monde) n’ont pas facilité la tâche d’avoir des cadrages intéressant, nets et avec personne venant bloquer le champ.

Didier et Francis Lockwood

AfficheLundi soir (09/11/09) avait lieu, à l’Alhambra un concert de Francis et Didier Lockwood. Ce concert était aussi l’occasion au label AMES de fêter ses 5 ans.

A cette occasion, la première partie était consacrée à différents artistes de ce label. Chaque artiste à interprété deux morceaux. Didier Lockwood, en tant que fondateur du label, présentait les différents artistes au fur et à mesure. Cela rajoutait non seulement une certaine convivialité mais permettait surtout de replacer tous ces artistes dans leur contexte.

Jean My TruongPour démarrer les festivités, le groupe de Jean My Truong. Didier Lockwood a présenté ce batteur comme étant un des trois grands batteurs de jazz des années 70 (avec Christian Vander et Aldo Romano). Et bien à le voir jouer, je dirai qu’il n’a pas perdu de sa superbe ! Il était accompagné de Pascal Sarton à la basse acoustique, Irving Acao au saxophone et Leandro Aconcha au piano. Le deuxième morceau était particulièrement intéressant avec ses changement de rythmes plutôt osés mais réussis.

TangoraVint ensuite une chanteuse : Tangora. Elle était accompagné par  François Laizeau à la batterie, Eric Vinceno à la basse et Mario Canonge au piano. Autant le dire tout de suite, je ne suis pas fan de jazz vocal. Et pourtant, la partie vocale était loin d’être déplaisante et surtout les musiciens étaient très bon. Les solos étaient principalement pris par le piano. Je ne connaissais pas ce pianiste mais il est réellement doué.

Thomas EnhcoLe groupe suivant était le trio de Thomas Enhco. Thomas Enhco est un jeune pianiste de 21 ans. Il est le fils de la femme de Didier Lockwood et a été formé, comme les musiciens qui l’accompagnaient, au CMDL : le Centre des Musiques Didier Lockwood). Les autres musiciens de ce trio sont Joachim Govin à la contrebasse et Nicolas Charlier à la batterie. Ce trio est vraiment prometteur. Leur musique est un jazz assez moderne. Le premier morceau « Bobsleigh » était impressionnant de technicité au piano. Le deuxième, basé sur une des Kinderszen de Robert Schumann, bien que plus calme était lui aussi très intéressant.

Stephy HaikLe contrebassiste et le batteur sont ensuite restés pour accompagner les deux groupes suivants. Le premier fut la chanteuse Stephy Haik accompagnée au piano par Olivier Hutman. Elle œuvre dans un registre assez feutré. Je n’ai pas plus accroché que ça. J’ai eu surtout du mal avec le personnage. Elle en fait beaucoup trop … Cependant, il faut reconnaitre qu’elle a plutôt une jolie voix.

six 1/2Le dernier groupe de cette première partie fût les Six 1/2. Six voix (deux féminines quatre masculines) accompagné en plus du batteur et contrebassiste précédemment cités, d’un pianiste dont je n’ai pas retrouvé le nom. Clairement, ce n’est pas un genre de musique que j’apprécie avec une approche finalement très « variété ».

Fût ensuite le temps d’une entracte. Avant de passer à ce que je m’attendais à être la grosse partie du concert. Ce le fût en qualité mais malheureusement pas en durée : seulement une petite heure de jeu.

brothersFrancis est donc le frère de Didier. Il est pianiste et c’est apparemment à lui que Didier doit  son côté improvisateur. Leur premier album enregistré ensemble est sorti il y a peu.

Didier Lockwood est resté très sobre sur les effets utilisés. Il utilisait un violon acoustique et s’est principalement servi d’un octaver (ou similaire) pour pouvoir accompagner les solos du piano avec un son plus typé contrebasse. Il a également utilisé une Wah sur un morceau et quelques délais sur un autre. C’est à peu près tout.

Les deux musiciens ont une très bonne communication laissant pas mal de place aux morceaux pour évoluer. Les solos de Didier étaient tous plus brillant les uns que les autres. Ceux de Francis sont restés globalement plus simples mais pas déplaisants pour autant.

Ce fut donc un très bon moment mais comme dit précédemment, trop court. Cependant vu que les groupes en première partie étaient de bon niveau et variés ça compensait. Le concert s’étant fini vers 23h15, il était de toutes façon difficile d’en caser plus, à moins de le faire commencer plus tôt.

Worldwide Photo Walk à Paris

Samedi j’ai participé à une sortie photo organisée à Paris dans le cadre de Worldwide Photo Walk. C’était l’occasion de faire connaissance avec des photographes plus expérimentés et de voir des coins sympa dans le quartier de Montmartre.

Voici donc mes photos :

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Fête de la musique 2009 à Paris

Pas grand chose à raconter, juste quelques photos à partager …

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Whatever Works

J’ai pu assister hier, un peu par hasard, à l’avant-première de Whatever Works, le nouveau film de Woody Allen. Un peu par hasard, puisque j’allais au ciné pour voir un autre film, quand ils ont annoncé qu’il restait des places pour l’avant-première.

Il s’agissait de la première projection mondiale de ce film devant un public ayant payé. Étaient présents, l’actrice principale du film, Evan Rachel Wood, et bien sûr Woody Allen.

Evan Rachel Wood ne nous a pas raconté grand chose, à part qu’elle avait apprécié travailler avec Mr. Allen. Ce dernier, nous a fait l’honneur de nous parler en français. Ca fait plaisir de voir qu’il est apprécié à sa juste valeur puisqu’il a été accueilli par des tonnerres d’applaudissement par le public qui s’était levé.  Il ne nous a pas parlé très longtemps et a conclu en disant qu’il avait faim et devait donc aller manger !

Woody Allen est vraiment un de mes réalisateurs favoris. Mais je dois dire que j’ai trouvé ses derniers films un peu en dessous de ce que je connais du reste de sa filmographie. La principale déception sur ses précédents films  était l’absence du type de personnage qu’il a souvent interprété lui même. Ceux qui ont vu ses anciens films comprendront … J’étais donc assez impatient de voir le nouveau fruit de ce très prolifique réalisateur (à quelques exceptions près, un film par an depuis qu’il fait du cinéma).

Le film commence et on découvre le personnage interprété par Larry David. Acteur à peu près inconnu. Et, à mon grand plaisir, on se rend compte qu’il est là, LE personnage de Woody Allen. Ce personnage, Boris Yellnikoff, est un ex-scientifique en physique quantique. Son personnage a un regard très négatif sur la société, il sort d’une tentative de suicide et n’apprécie pas le contact avec le monde extérieur qu’il ne considère pour guère plus qu’une bande d’ignorants.

Arrive Melody Saint Ann Celestine (Evan Rachel Wood) qui arrive du Mississippi. Elle fuit sa famille qui est une famille chrétienne très traditionaliste.  Elle est la parfaite idiote de campagne qui débarque à New-York.

Tout ça peut paraitre assez « cliché », mais il ne faut pas oublier que ça reste Woody Allen derrière les manettes. Il arrive à sublimer les personnages, livrer une critique très sombre de notre société, et surtout faire rire. Le comique est plus dans les dialogues toujours très percutant que du comique de situation.

Enfin, voilà. Je ne décrirai pas plus le film parce que ce n’est pas nécessaire. J’ai passé un très bon moment. Ce film fait parti des meilleurs films de Woody Allen que j’ai pu voir. Sachant que Woody Allen est parmi mes favoris, ça situe donc ce film très haut dans l’excellence, de mon point de vue.

Sortie en salle le 1er Juillet !

Gazpacho

Dimanche dernier, le groupe norvégien Gazpacho se produisait à l’Alhambra. La venue de ce groupe modestement connu est à mettre au crédit de l’association ProgLaVie qui tente justement de promouvoir les musiques progressives via l’organisation de concert.

L’ouverture des portes était prévu une heure avant le début du concert. J’arrive une heure et quart avant. Seulement deux personnes attendaient. Et effectivement, malgré la capacité de 600 places de la salle, nous ne fûmes qu’une centaine à assister à ce concert. Du point de vue du public, ce n’était pas forcément déplaisant. En effet, en ajoutant le fait que nous étions debout, cela permettait d’être assez proche de la scène et de ne pas être trop serrés. Du point de vue de l’artiste et du promoteur, c’est forcément dommage de ne pas avoir réussi à mobiliser plus de monde …

Quantum Fantay

Quantum Fantay

En première partie, il y avait un groupe belge, Quantum Fantay que je ne connaissais point. Leur musique peut être associée à des groupes comme Ozric Tentacles. Ce groupe uniquement instrumental est composé de 5 musiciens : guitare, basse, batterie, flûte et claviers. Musicalement, ce groupe était plutôt intéressant. De plus ils semblaient prendre un réel plaisir à jouer. Seul bémol, un mix un peu moyen. J’étais peut être un peu trop à gauche mais je n’entendais pas très bien la guitare : l’ampli était à droite de la scène et ne semblait pas être repiqué. Les claviers n’étaient pas très distincts non plus. A ce propos, j’ai trouvé marrant le principe « j’utilise 6 claviers plutôt que de changer de son sur un clavier ».

Gazpacho

Gazpacho

Après un entracte d’une vingtaine de minutes, Gazpacho. Gazpacho, c’est 6 musiciens. Robert Risberget Johansen à la batterie, Kristian Olav Torp à la basse, Mikael Krømer au violon, mandoline et deuxième guitare, Jon-Arne Vilbo à la guitare, Thomas Andersen aux claviers et Jan Henrik Ohme au chant (et en 3e guitare sur un morceau).

Au programme de ce concert, Tick Tock, bien sûr. Il s’agit du dernier album du groupe, sorti quelques jours plus tôt. Ils nous l’ont interprété en plusieurs parties tout au long du concert. Ils nous ont également joués Night, leur album précédent, d’une traite. Deux ou trois autres morceaux plus vieux ont également été interprétés.

Jan Henrik Ohme

Jan Henrik Ohme

Le chanteur est assurément un des points forts de ce groupe. Son timbre de voix est très caractéristique et agréable. Il a de plus une manière très expressive de chanter sur scène. Grosse inquiétude néanmoins quand à la fin du deuxième morceau, il nous annonce qu’il a la voix vraiment fatigué. Il s’agissait en effet de son quatrième concert en quatre soirs. Heureusement ce n’est pas le genre de chanteur à se mettre à chanter faux. Les conséquences était de grandes difficultés à parler et des difficultés à sortir ou à tenir les notes les plus aiguës. En tous les cas rien, de catastrophique. Il y a juste eu un moment un peu étrange. C’était un morceau en duo chant plus guitare acoustique. Le guitariste a commencé à se marrer face aux difficultés du chanteur ce qui a fait rire ce dernier d’où un plantage au milieu du morceau.

Mikael Krømer

Mikael Krømer

Mikael Krømer est un autre point fort du groupe. Ses parties au violon apportent beaucoup aux morceaux et il est assurément très talentueux.

Par contre ce qui était plus dommage, c’est le bassiste qui bien qu’ayant souvent des lignes intéressantes est resté tout au long du concert dans le fond de la scène, très peu éclairé et derrière un rideau de fumée.

Je dois dire que j’ai passé une très bonne soirée. Gazpacho est un groupe talentueux aux compositions très riches et intéressantes. Leur prestation était de très haut niveau, avec une technique tout aussi bonne (tant au niveau du son que des lumières). De plus pouvoir être aussi proche de la scène, sans être serré et bousculé est un plus non négligeable.

Gazpacho

Gazpacho

Toutes les photos de cet article, ont été prises par moi. Première expérience de photos de concert. Je dois dire que j’ai encore beaucoup de progrès à faire à ce niveau là.

Enfin pour terminer, les anciens albums de Gazpacho sont écoutables en intégralité sur last.fm. Je vous conseille de commencer par Night si vous ne connaissez pas.

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Yaron Herman Trio

Yaron Herman Trio

Yaron Herman Trio

Lundi 13 mars passait au théatre des Champs-Elysées Yaron Herman Trio. J’y suis allé sur un coup de tête. Sur un coup de tête parce que d’une part je ne connaissais pas et d’autre part je me suis décidé quelques heures avant.

En fait, c’est suite à une chronique sur France Info, diffusée la veille au soir, que j’ai pris connaissance de ce concert. La formule trio de jazz étant quelque chose qui me séduit beaucoup, j’ai donc décidé de voir s’il restait des places. C’était donc le cas.

Le promoteur avait décidé de faire une formule tarif unique, placement libre. Dans mon cas précis d’achat de place à la dernière minute, c’était plutôt une bonne chose. Dans l’absolu, c’était beaucoup plus discutable. Les portes n’ouvrant qu’une demi-heure avant le début du concert, beaucoup de monde était déjà là à ce moment et c’était plutôt la bousculade. Et surtout, je pense que toute les places sont loin de ce valoir.

Le théatre des Champs-Elysée est une salle ayant une disposition de théatre plutôt classique : c’est à dire des place en fauteuils orchestres, le reste en balcon, sur plusieurs étages. J’ai réussi à avoir une place en fauteuil orchestre, à une dizaine de rangs de la scène et plutôt centré. La salle était bien remplie.

Yaron Herman est un jeune (27 ans) pianiste Israélien. Il est arrivé très tard au piano puisqu’il a démarré à l’âge de 16 ans alors qu’il se destinait originellement au basket. C’est en France qu’il a démarré sa carrière donc il sait parler français et jouait en quelque sorte chez lui. Il a été élu révélation musicale de l’année aux Victoires du Jazz en septembre 2008.

Ce trio est complété par Matt Brewer à la contrebasse et Gerald Cleaver à la batterie. Tous les deux sont américains. A noter aussi la présence sur certains morceaux du Quatuor Manfred. Il ne s’agit pas du même quatuor à cordes qui joue sur certains morceaux du dernier album du Yaron Herman Trio, mais il est lui aussi issu du classique. Était aussi invité le guitariste Dominic Miller. Guitariste qui est surtout connu pour son travail avec Sting, mais qui a joué avec beaucoup d’autres artistes.

Le style du Yaron Herman Trio alterne entre des morceaux plutôt calmes et mélancoliques et des morceaux beaucoup plus rythmés. Les sonorités présentes au piano sur les morceaux calmes m’évoquaient des compositeurs classiques tels que Debussy. Certains morceaux plus rythmés ne peuvent être écoutés sans penser à Keith Jarret. Mais même si les influences sont là, le trio a son style bien à lui. La contrebasse était malheureusement sous-mixée tout au long du concert, je n’ai pas vraiment pu apprécier son jeu. Par contre, la batterie est très présente et apporte beaucoup à l’ensemble.

L’apport du quatuor sur les quelques morceaux où ils jouaient n’était pas négligeable. Leur rôle était majoritairement un rôle de soutien mélodique au piano, mais ce n’était pas toujours le cas. En effet, certaines parties étaient beaucoup plus indépendantes du trio et étaient plus là en balance, voire en opposition. Globalement, j’ai trouvé cette association une riche idée qui n’était pas là seulement pour faire joli mais qui apportait plutôt une vraie dynamique à l’ensemble. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais certaines de leurs interventions m’évoquaient le Mahavishnu Orchestra.

Dominic Miller jouait sur une guitare classique. J’ai bien aimé aussi ses interventions. Ils ont notamment fait un duo avec Yaron sur le thème de Shape of my heart (Sting, D. Miller). A part ce morceau, Dominic Miller a joué sur un morceau avec le trio et un morceau où était aussi présent le quartet à cordes.

Yaron Herman est pour moi vraiment un grand pianiste de jazz. D’un point de vue technique, je ne pense pas qu’il ait quoi que ce soit à envier à grand monde. D’un point de vue musical, j’ai apprécié sa versatilité ainsi que son approche sonore du piano. Je pense, entre autre, au morceau Toxic (oui c’est une reprise de Britney Spears) où il joue toute une partie en étouffant d’une main les cordes du piano. La recherche de sonorité est très intéressante et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Pour ceux qui veulent découvrir à quoi ressemble Yaron Herman Trio, les albums sont écoutables sur Deezer. Je vous recommande le nouvel album Muse. De plus le concert était diffusé par TSF Jazz et est réécoutable (bootleg aussi dispo sur Dimeadozen).

Magma / Jannick Top

Affiche

Affiche

Les 12, 13 et 14 février, Magma donnaient une série de concerts au Casino de Paris. Ces concerts s’inscrivent dans une tournée célébrant leurs 40 ans d’existence. Maintenant que je suis en région parisienne, je n’aurai eu tort de ne pas en profiter ! C’est donc au concert du vendredi 13 que je suis allé voir Magma pour la 2e fois sur scène (je les avais vus en Mars 2008 à la MC2 de Grenoble, dans le cadre du festival de Jazz).

Le casino de Paris est une salle assez grande mais pas forcément très bien agencée. Les billets étaient placés. M’étant occupé assez tardivement d’acheter ma place, je n’ai pas eu beaucoup de choix dans ma place. C’était en première catégorie, au deuxième rang. J’étais donc très proche de la scène, à gauche. La proximité était plutôt sympa. Enfin avec la scène, parce qu’avec le mur d’enceinte gauche ça l’était moins. Autre inconvénient, une vision bouchée dans certains angles par des petites enceintes posées sur l’avant de la scène (pas des retours) ; enceintes qui d’ailleurs ne semblaient pas être utilisées. Et dernier point, un spot en plein dans les yeux (heureusement pas utilisé tout le temps). Bon, mais ces quelques détails ne m’ont pas empêché d’apprécier le concert, non plus.

Jannick Top

Jannick Top

La première était assuré par Jannick Top. Il vient de sortir un album intitulé Infernal Machina. A part le fait qu’il a joué dans Magma (Mekanïk Destruktïw Kommandöh, Köhntarkhösz et Üdü Wüdü), je ne connaissais pas du tout ce musicien.

Il était accompagné sur scène de Klaus Blasquiz (ex-chanteur de Magma), Natalia Ermilova (chant), Aurore Crévelier (piano), Jim Grandcamp (guitare), Jon Grandcamp (batterie) et Marcus Linon (percussions).

Autant le dire tout de suite, j’ai vraiment adoré cette première partie. Ils ont commencé par un premier morceau assez long qui construit une tension de manière progressive jusqu’à plusieurs passages aux riffs très lourds. Le côté Zeuhl est évidemment très présent, mais il a su aller au delà en proposant une atmosphère différente à celle de Magma. Le deuxième morceau était très intéressant lui aussi.

Voilà. Un set de deux morceaux seulement mais qui a duré quelque chose comme 45 minutes. Bien que Jannick Top est un jeu de basse qui n’a rien à envier aux plus grands bassistes, l’intérêt était plus le groupe dans son ensemble, qu’une performance individuelle. Les musiciens, assez jeunes globalement, sont tous très bons. Natalia Ermilova a une très bonne voix. Klaus Blasquiz a une importance moindre mais sa présence scénique est très forte. Jim Grandcamp est un jeune guitariste plutôt talentueux. La section rythmique était elle aussi très efficace.

Entracte

Christian Vander

Christian Vander

La prestation de Magma ne m’a, elle non plus, pas déçue. La formation était la même que ce que j’avais vu à Grenoble : Hervé Aknin, Isabelle Feuillebois et Stella Vander au chant, James MacGaw à la guitare, Philippe Bussonet à la basse, Benoît Alziary au vibraphone (et clavier), Bruno Ruder (Rhodes et synthé) et bien sûr Christian Vander à la batterie et au chant.

Même formation, mais presque un an d’expérience au sein de Magma pour les musiciens qui venaient alors de rejoindre le groupe (Aknin et Ruder). Si leur compétence n’a pas changé, je leurs (surout Aknin) ai trouvés beaucoup plus d’assurance et de présence scénique.

Décrire un concert de Magma n’est pas chose évidente. Il s’agit plus d’un ressenti et d’une succession d’émotions lorsque vous vous laissez emporter par la musique. Je ne suis pas non plus suffisamment spécialiste pour pouvoir vous citer le nom des morceaux qui ont été joués.

Le premier morceau n’était pas forcément le mieux choisi pour commencer un set. Je ne pense pas que ça soit la faute à l’interprétation mais juste pas assez énergique, à mon goût, pour rentrer dedans. Enfin je ne parle que du début, parce qu’ensuite c’était vraiment très prenant.

Je ne me souviens plus exactement ensuite s’il y a eu une ou deux autres pièces. En tous les cas, la suite était aussi de très bonne qualité. J’ai apprécié notamment les solos de Bruno Ruder qui est vraiment très talentueux. J’ai aussi beaucoup plus apprécié les interventions vocales de Christian Vander que la dernière fois. Il a une très bonne puissance vocale et sait faire passer des émotions très fortes au travers du chant.

Vint ensuite un premier rappel. Un morceau avec Jannick Top et éventuellement Klaus Blasquiz semblait plus que probable, mais ils nous ont finalement offert beaucoup plus : les deux groupes complets réunis pour un morceau. Au détail près que Natalia Ermilova était au violon et de l’adjonction d’un trompettiste dont je ne connais pas le nom.

Ce morceau fut pour moi le clou de la soirée. Imaginez : 16 musiciens sur scène, une section rythmique énorme (2 batteries + 1 percu + 2 basses + 2 guitares), 4 chanteurs, … Le morceau en question était De Futura. Vraiment époustouflant, avec une accélération de tempo pour arriver sur le final du morceau. Un très grand moment.

Pour le dernier rappel, ils (Magma uniquement) nous ont interprété La Ballade. Morceau récent, plus intimiste, où Christian Vander est au chant uniquement. Morceau très intense émotionnellement.

Le concert s’est donc terminé à 23h30 passés, soit près de 3h30 de concert (entracte incluse), devant un public comblé.

Update : Des photos de concert de Magma, y compris celui-ci, sont rassemblées sur ce site.